57 millions d’enfants ne vont pas à l’école

tableau noir Pas d’école pour 20% des enfants africains

Alors que les budgets militaires augmentent, l’aide en faveur de l’éducation baisse.

Selon des données publiées par l’Institut de Statistique de l’UNESCO (ISU) et du Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous ; 57 millions d’enfants n’étaient pas scolarisés dont la moitié vit dans des pays touchés par des conflits. Parmi ces pays, citions les pays de l’Afrique subsaharienne. Plus de 20 % des enfants africains ne sont jamais allés à l’école ou ont abandonné l’école avant d’avoir achevé leurs études primaires.

Dans ce rapport, l’UNESCO souligne l’urgence d’agir pour assurer aux 28,5 millions d’enfants non scolarisés dans les pays touchés par des conflits l’accès à l’éducation primaire. En fait, de rares progrès ont été réalisés en matière de réduction du nombre d’enfants qui abandonnent l’école prématurément.

Environ 137 millions d’enfants ont commencé l’école primaire en 2011, mais au moins 34 millions d’enfants sont susceptibles de quitter leurs études avant d’avoir atteint la dernière classe. Cela se traduit par un taux d’abandon précoce égal à 25 %, se situant donc au même niveau qu’en 2000.

Un Rafale en démonstration au salon du  Bourget Un rafale au  50e salon international du Bourget

Réduction de l’aide à l’éducation et progression des dépenses militaires

Ces tendances coïncident avec les réductions significatives de l’aide en faveur de l’éducation de base, qui a baissé de 6% entre 2010 et 2011. Pendant cette période, six des dix plus grands donateurs d’aide à l’éducation ont réduit leurs dépenses. Les cartes ont été redistribuées et aujourd’hui, le Royaume Unis est le premier donateur.

Pendant que l’aide à l’éducation compte difficilement ses deniers, ceux des dépenses militaires pleuvent. D’après des études, la progression des budgets militaires dans le monde devrait se poursuivre jusqu’à atteindre 1650 milliards de dollars d’ici à 2021 (en hausse de 9,3% par rapport à 2013).

C’est une honte ou c’est un scandale ?

Quand vous voyez ces chiffres, que vous dites-vous ? C’est une honte ou c’est un scandale ? C’est une honte que l’aide en faveur de l’éducation baisse. C’est un scandale de voir accroître le marché de l’armement alors qu’étaient prévus des coupes dans le budget du Pentagone et la baisse des dépenses militaires en Europe. L’heure est à la rigueur pour l’éducation  mais pas dans le secteur de la défense. Pour l’association Afrique Future, le coût d’une école : 35.000 euros. Le prix unitaire de production du Rafale : 101,1 millions d’euros.

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250 000 enfants soldats  

Que veulent les nations en baissant  de  6%  l’aide  en faveur de l’éducation et en augmentant le marché de l’armement ? Vendre des armes bien sûr, mais leur manque de générosité génère un fléau que personne ne veut voir et qui malheureusement est une réalité.  Dans les pays en guerre, les enfants non scolarisés sont des proies faciles pour ceux qui leur mettent entre leurs petites mains une arme. Selon l’ONG Vision du monde, aujourd’hui  250 000 enfants soldats sont encore aux mains des forces et groupes armés dans le monde.

Si des milliers d’enfants ont été démobilisés des forces armées au sein desquelles ils combattaient au cours des cinq dernières années avec la fin de conflits armés dans des pays comme l’Afghanistan, l’Angola et la Sierre Leone, des milliers d’autres ont été impliqués dans de nouveaux conflits, par exemple en Côte d’Ivoire, au Soudan et au Tchad.

Entre utopie et réalité.

Il y deux ans, le 14 juillet 2011, Eva Joly, candidate Europe Écologie Les Verts à l’élection présidentielle de 2012, déclare Faisons un rêve « d’un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d’être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent. »

Quelle utopie que tout cela. Quand on a une armée on la montre. On ne peut supprimer la parade militaire française organisée chaque année depuis 1880 à Paris à l’occasion de la fête nationale. Cette année plus de 5 000 hommes, 240 chevaux, 265 véhicules, et une centaine d’avions et d’hélicoptères défilant et survolant la plus belle avenue du monde. Ça c’est de la parade militaire que nous envient bien des pays. On comprend pourquoi le président François Hollande applaudit le défilé, tout comme son homologue Malien, les membres du gouvernement, les VIP, le public présent sur les champs Élysées et bien sur les millions de téléspectateurs ébahies devant leur poste de télévision. Merci France Télévision !

C’est beau et certainement très cher.

VidéoFrance24

MALALA A L’ONU

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Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes

Elle a du cran  Malala Yousafzai.

Le jour de ses 16 ans, la jeune Pakistanaise a lancé, vendredi 12 juillet à l’ONU, un vibrant appel à l’éducation pour tous et à la tolérance. Le châle rose qui couvrait sa tête  aurait appartenu à Benazir Bhutto. Tout un symbole.

Rappelez-vous, il y a deux ans elle avait été victime d’un tir taliban dans la tête alors qu’elle était dans un bus scolaire. Le message était clair : les filles n’ont pas le droit à l’instruction.

Les talibans pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence mais ils ont échoué. Et du silence sont sorties des milliers de voix…Aujourd’hui n’est pas le jour de Malala, c’est le jour de toutes les femmes, de tous les garçons et de toutes les filles qui ont élevé la voix pour défendre leurs droits.

Malala a affirmé “ne pas même détester le taliban” qui lui a tiré dessus et a prôné des idéaux de compassion et de non violence, se réclamant de l’héritage de Gandhi, Nelson Mandela ou encore Martin Luther King.

Les extrémistes font un mauvais usage de l’islam (..) pour leur gain personnel. Alors que l’islam est une religion de paix et de fraternité.

Elle a appelé «les dirigeants mondiaux à changer de stratégie politique, pour promouvoir la paix et de la prospérité» et a invité «nos soeurs de par le monde à être courageuses et à trouver en elles-mêmes la force de réaliser tout leur potentiel».

Menons le combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme, nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes. L’éducation est l’unique solution, l’éducation d’abord.

A la fin de son discours, la jeune fille a été longuement applaudie par plusieurs centaines de jeunes, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et  l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation.

La POE des Chômeurs

Photo Pole Emploi

Cette POE, c’est la Préparation opérationnelle à l’emploi, le dispositif privilégié  que l’État veut mettre en œuvre pour former 30.000 chômeurs de plus d’ici la fin 2013.

185 millions d’euros vont être débloqués par  l’État, les régions et les partenaires sociaux pour lancer  “dès le mois de septembre” ces formations. Leur but s’attaquer aux 200.000 à 300.000 emplois qui ne trouvent pas preneur, le gouvernement mise avec son plan sur les formations existantes: à côté de la Préparation opérationnelle à l’emploi, on trouvera également des stages sur mesure pour adapter les compétences de candidats à des offres d’emplois ou besoins identifiés par les branches professionnelles) et les formations collectives classiques des régions et de Pôle emploi.

Le financement des 185 millions d’euros

À la suite de la “première réunion de mobilisation” au ministère qui s’est tenue mercredi, l’État a annoncé “50 millions de financements nouveaux” pour les actions de formation initiées par Pôle emploi. Les partenaires sociaux mettront autant via le Fonds de sécurisation des parcours professionnels  (FPSPP) ; 40 autres millions d’euros vont en outre être alloués au soutien des Contrats de Sécurisation Professionnelle (CSP), destinés à certains licenciés économiques. Les régions et le Fonds Social Européen seront aussi mis à contribution. Total : 185 millions d’euros.

Ce plan de “formations prioritaires pour l’emploi” avait été annoncé le 21 juin à la conférence sociale par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, sans précision sur son financement.

Écoutez l’extrait de ce discours dans lequel le chef du gouvernement fait référence à cette mesure.

Interviewé dans le journal de 13h00 de France Inter du 11 juillet, Jean-Louis DAYAN, Directeur du Centre de l’étude de l’emploi , évoque les emplois vacants qui ne trouvent pas preneurs dont l’état voudrait réduire le nombre avec son plan de “formations prioritaires pour l’emploi”