Emplois Francs : Une chance pour être recruté

Pas simple actuellement de se faire recruter malgré vos compétences et votre expérience surtout si vous résidez dans un quartier dit « difficile ». La solution peut venir justement de ce quartier grâce aux Emplois Francs.

Pour certains c’est le casse-tête.

À diplôme, âge et parcours équivalents, il est plus difficile d’accéder à un emploi pour les habitants de certains quartiers de la République. L’emploi franc, aide à l’embauche expérimentée par le Gouvernement depuis le 1er avril 2018, puis généralisée au 1er janvier 2020, constitue une réponse concrète et innovante à ces difficultés.

Demandeurs d’emploi relevez la tête.

Vous cherchez un emploi ? Vous résidez dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ? Votre embauche en CDD d’au moins 6 mois ou en CDI peut donner droit à une aide financière pour votre employeur. Cette aide peut être un plus pour vous démarquer d’un autre candidat.

Quel est le montant de l’aide ?

Pour une embauche à temps plein, le montant de l’aide s’élève à :

  • 15 000 euros sur 3 ans pour un recrutement en CDI (5000 euros par an) ;
  • 5000 euros sur 2 ans pour un recrutement en CDD d’au moins six mois (2500 euros par an). Ces montants sont proratisés en fonction du temps de travail et de la durée du contrat.

Un atout à mettre en avant

Cet atout, il se trouve que je l’ai, je viens de recevoir un courrier de Pôle Emploi qui me précise que je réside dans un Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) éligible au dispositif emplois francs*.

Questions-Réponses sur les Emplois Francs

La POE des Chômeurs

Photo Pole Emploi

Cette POE, c’est la Préparation opérationnelle à l’emploi, le dispositif privilégié  que l’État veut mettre en œuvre pour former 30.000 chômeurs de plus d’ici la fin 2013.

185 millions d’euros vont être débloqués par  l’État, les régions et les partenaires sociaux pour lancer  « dès le mois de septembre » ces formations. Leur but s’attaquer aux 200.000 à 300.000 emplois qui ne trouvent pas preneur, le gouvernement mise avec son plan sur les formations existantes: à côté de la Préparation opérationnelle à l’emploi, on trouvera également des stages sur mesure pour adapter les compétences de candidats à des offres d’emplois ou besoins identifiés par les branches professionnelles) et les formations collectives classiques des régions et de Pôle emploi.

Le financement des 185 millions d’euros

À la suite de la « première réunion de mobilisation » au ministère qui s’est tenue mercredi, l’État a annoncé « 50 millions de financements nouveaux » pour les actions de formation initiées par Pôle emploi. Les partenaires sociaux mettront autant via le Fonds de sécurisation des parcours professionnels  (FPSPP) ; 40 autres millions d’euros vont en outre être alloués au soutien des Contrats de Sécurisation Professionnelle (CSP), destinés à certains licenciés économiques. Les régions et le Fonds Social Européen seront aussi mis à contribution. Total : 185 millions d’euros.

Ce plan de « formations prioritaires pour l’emploi » avait été annoncé le 21 juin à la conférence sociale par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, sans précision sur son financement.

Écoutez l’extrait de ce discours dans lequel le chef du gouvernement fait référence à cette mesure.

Interviewé dans le journal de 13h00 de France Inter du 11 juillet, Jean-Louis DAYAN, Directeur du Centre de l’étude de l’emploi , évoque les emplois vacants qui ne trouvent pas preneurs dont l’état voudrait réduire le nombre avec son plan de « formations prioritaires pour l’emploi »