Quelle connerie la guerre !

Un cri du cœur alors que l’on va fêter les 70 ans du débarquement en Normandie. Au Mémorial de Caen, j’ai tendu mon micro avec une question qui me trottait dans la tête. Pour apprendre à faire la paix, faut-il d’abord connaître la guerre ? Ceux qui l’ont vécue ne l’oublient pas, mais qu’en est-il des autres ?

MortDebarquement

Des morts, des blessés, des ruines.

Pas question de remettre en cause le bien fondé de l’opération Overlord qui a eu pour mission de libérer l’Europe occupée. La bataille de Normandie causa toutefois de lourdes pertes humaines. Parmi les troupes engagées bien sur. Du côté des alliés on a compté 37 000 tués, du côté des allemands on a dénombré 50 000 morts et 210 000 disparus. Parmi les civils, le tribut fut aussi très élevé : 50 000 victimes normandes, dont 20 000 dans le Calvados, 9 890 en Seine-Maritime, 14 800 dans la Manche, 4 200 dans l’Orne et un peu moins de 3 000 dans l’Eure. Rajoutons que des villes normandes comme Caen, Saint-Lô, Le Havre, ont été des champs de ruines


“Non Violence” de Carl Fredrik Reuterswärd

« Non Violence » de Carl Fredrik Reuterswärd
à l’entrée du Mémorial © Jean-Claude Djian

Une question au Mémorial de Caen

8 mai 2014. En ce jour de commémoration, il y a foule dans ce musée sur la guerre pour mieux comprendre la paix. Là, chaque visiteur replonge dans le monde avant 1945 (faillite de la paix, la guerre totale, le débarquement de Normandie) et dans le monde après 1945 (la Guerre froide, l’équilibre de la terreur, la chute du mur de Berlin). Nous sommes confrontés à près d’un siècle d’histoire contemporaine. Face aux documents d’époque, aux films d’archives et aux témoignages recueillis qui sont présentés, on se dit comme l’a écrit Jacques Prévert dans son poème Rappelle toi Barbara « Quelle connerie la guerre ! » C’est dans ce lieu de mémoire que j’ai tendu mon micro avec ma question sur l’apprentissage de la paix par la guerre. Parmi les visiteurs qui ont répondu, il y avait Dan Daly, un vétéran du Vietnam.

JOHNNY

La guerre sans fin

Une guerre qui ne veut pas s’éteindre. Des conflits armés laissent leurs trainées de poudre, de sang et de misères derrière eux, en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe de l’est ou en Asie. Pour alimenter les guerres, le commerce des armes ne connaît pas la crise. Les exportations et les importations d’armements dans le monde sont passées de 56,5 à 73,5 milliards de dollars (de 43 à 56 milliards d’euros) entre 2008 et 2012, soit un bond de 30% en seulement quatre ans.
Oui vraiment, « Quelle connerie la guerre ! »

Shoah : perpétuer le devoir de mémoire

Remember

En cette période mémorielle des deux conflits mondiaux du siècle dernier, il est important de former la jeunesse à notre histoire contemporaine. A côté des atrocités des combats qui dégâts collatéraux parmi les civils, une horreur sans nom a existé : La Shoah.

Yom Hashoah a lieu chaque année, en Israël et partout dans le monde. Cette cérémonie rend hommage aux 6 millions de Juifs morts durant la Seconde Guerre Mondiale, victimes des nazis et de leurs collaborateurs. Hier s’est déroulée, cette commémoration mémorielle dans l’état hébreu. A 10h00 du matin une sirène a retenti dans tout le pays. A cet instant, et durant deux minutes, chaque personne arrête toute activité et se tient immobile dans le silence et le recueillement. J’ai eu l’occasion d’assister à ce moment lors du 50ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, il y a 14 ans. Cette suspension du temps comme devoir de mémoire en souvenir de la Shoah est impressionnant.

La vidéo de l’AFP diffusée hier 28 avril, en donne un aperçu.

Yom Hashoa… la marche des Vivants

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Entre Auschwitz et Birkenau sur cette route qui sépare les chambres à gaz des fours crématoires des hommes, des femmes, des enfants avançaient pas à pas dans la marche de la mort. Depuis 26 ans ce trajet se refait dans une marche des Vivants. Yom Hashoah devient le jour du souvenir. Souvenir des morts vivant dans les vivants.

Montreuil se souvient

Le 31 juillet 1944 à Montreuil, dans la maison de l’Union générale des israélites de France (UGIF), au 21, rue François-Debergue, vingt et un enfants et leurs trois monitrices ont été raflés et déportés au camp d’Auschwitz-Birkenau. Ils ont été arrêtés. Ces maisons d’enfants de l’UGIF ont été ouvertes à la fin de l’année 1942 à l’instigation des nazis et du gouvernement de Vichy. Ces lieux étaient censées servir de foyers d’hébergement pour les enfants juifs dont les parents étaient morts, disparus ou arrêtés. De cette rafle, il y aura seulement trois survivants. Deux sont toujours vivants. Patrice Bessac, le nouveau maire de Montreuil prône la vigilance.

Rien n’est derrière nous… cela peut se reproduire en ce temps de crise avec la montée de ces idées brunes, de montée de l’antisémitisme et des racismes…Ce moment d’hommage doit nous pousser à agir.

 

Le FLN ou la soumission à l’autorité.

Image L’écrivain Mohamed Kacimi. (Crédit Thierry Jeandot) En Algérie, la manipulation est coutumière. Elle est loin d’être librement consentit par le peuple. Pour l’écrivain algérien Mohamed Kacimi, il ne fait aucun doute qu’Abdelaziz Bouteflika qui brigue un quatrième mandat sera réélu. Les parties d’opposition ne sont  qu’une façade et le pouvoir reste entre les mains des anciens caciques du FLN, qui ne sont pas prêts à passer la main.  Voici les traits saillants de l’interview audio qu’il m’a accordé. Mohamed Kacimi, né en 1955, précise qu’avant sa naissance l’actuel président faisait déjà partie de l’Armée de libération nationale.

Bouteflika a été ministre quand je suis rentré à l’école primaire. Il a connu Couve de Murville et le général de Gaulle. C’est un survivant de la Quatrième république. C’est un peu, précise l’auteur, comme si aujourd’hui en France on avait Pierre Mendes-France ou Guy Mollet à la direction du pays.

Pour Mohamed Kacimi, le peuple algérien est désillusionné. Les opposants de Barakat (Ca suffit en arabe) sont une minorité, une poignée d’intellectuels qui n’a rien à voir avec le mouvement Kifaya très populaire en Egypte. Les Algériens ressentent un vrai rejet de la chose politique, à tel point qu’ils ont inventé le mot dégoûtage. Ce néologisme  traduit l’état de pensée de la société qui n’attend rien de bon du pouvoir dans sa vie quotidienne. Les jeunes s’ennuient mortellement et ne désirent qu’une chose : quitter le pays au péril de leur vie en traversant la Méditerranée sur des bateaux de fortune. Mohamed Kacimi voit deux solutions pour sauver l’Algérie. Il faut attendre l’extinction de la génération de la guerre d’Indépendance, de ces militaires historiques  qui considèrent l’Algérie non pas comme un pays mais comme un butin de guerre arraché de force aux mains de la France.

Ce n’est pas une nation, c’est leur propriété et ils en font ce qu’ils veulent. C’est leur joujou, ils le cassent, ils le démontent. Ils poussent le cynisme aujourd’hui à mettre au pouvoir quelqu’un de tétraplégique.

Il faut solutionner le problème du pétrole qui est le grand drame de l’Algérie. C’est une des rares nations au monde à vivre de tout ce qu’elle importe.

Le pays ne produit pratiquement plus rien. On fait même venir des carottes râpées d’Italie. Ce pétrole qui devait-être une richesse et permettre aux gens à travailler, devient une source de corruption générale et généralisée.

Face à la Tunisie qui progresse dans un mouvement démocratique et le Maroc qui se modernise, Mohamed Kacimi constate avec regret que son pays l’Algérie ne cesse de reculer.

L’absence du président Bouteflika fait jaser en Algérie. Un jeune musicien qui a préféré garder l’anonymat en a fait une parodie de Papa ou té de Stromae qui est devenue Boutef outé

Extrait de l’interview de Mohamed Kacimi L’absence du président Bouteflika fait jaser en Algérie. Un jeune musicien qui a préféré garder l’anonymat en a fait une parodie de Papa outé de Stromae qui est devenue outé Boutef outé

L’absence du président Bouteflika fait jaser en Algérie. Un jeune musicien qui a préféré garder l’anonymat en a fait une parodie de Papa ou té de Stromae qui est devenue Boutef outé

Sur Mohamed Kacimi Mohamed Kacimi-El-Hassani est né à El Hamel en 1955. Le Mouchoir, son premier roman est publié en 1987. Son deuxième roman, Le Jour dernier, ouvrage sur l’exil et la solitude, est publié en 1995. Dramaturge, il publie 1962, évocation de l’Algérie (1998) qui remportera le prix Lugano du Théâtre. Suivra un récit-théâtre en 1994, Les Confessions d’Abraham. En 2001, il élabore L’Encyclopédie du monde arabe et, en 2005, il reçoit le prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) de la francophonie3.Il est actuellement délégué général d’Écritures vagabondes, association organisant des résidences d’écritures internationales. Sa dernière création, la pièce A la Table de l’Eternité tiré du Livre de Job sera présentée au prochain festival d’Avignon du 5 au 27 juillet au Théâtre du GiraSole. La pîèce sera mise en scène par Isabelle Starkier

L’absence du président Bouteflika fait jaser en Algérie. Un jeune musicien qui a préféré garder l’anonymat en a fait une parodie de Papa ou té de Stromae qui est devenue Boutef outé

 

Tranche de misère

Pole emploi

Dans l’économie en crise qui frappe, la lutte des classes n’existe plus. Elle serait remplacée par la lutte entre les plus précaires. Leila, une mère de famille en fin de droits à Pôle de Emploi n’a qu’une envie, toucher le RSA. Elle témoigne à notre micro.


Mercredi 11 décembre 11h00 à Pôle emploi de Montreuil. Formateur en CDD, j’apporte une pièce nouvelle pour tenter de compléter mon dossier en souffrance et me permettre de voir enfin les portes de mes droits à l’ARE (Allocation d’aide au Retour à l’Emploi) se rouvrir et toucher une indemnisation que j’attends depuis le mois d’août.

Climat de résignation
File d’attente pour atteindre les deux guichets sur quatre qui fonctionnent . La queue n’est pas énorme mais on sent flotter parmi nous un climat de résignation, de fatalité. L’énervement n’est pas de mise. On espère tous que notre problème sera vite solutionner par un rendez-vous ou que les papiers que l’on amène sont les bons et suffisants pour faire avancer notre pion dans ce labyrinthe sans fin qui est celui de l’administration de Pôle Emploi.

Je veux toucher le RSA
Leila, une femme d’une trentaine d’années discute avec un homme plus âgé qu’elle.

Tu bénéficies du RSA, tu en as de la chance ! Confie Leila

Paradoxe, comment une personne indemnisée au chômage peut envier quelqu’un qui touche le Revenu de Solidarité Active.  En discutant avec  Leila, j’ai compris la précarité de sa situation et le pourquoi de son désir. Arrivée en fin de droits elle touche 490 euros d’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) auxquels s’ajoutent 400 euros de la CAF.

J’ai 890 euros pour trois bouches à nourrir, sans compter les autres dépenses. C’est difficile à vivre. J’aimerai chercher du travail mais ce n’est pas possible car je dois m’occuper de ma fille  de 18 mois. On m’a refusé deux fois  la crèche et je n’ai pas les moyens de prendre une nourrice.

Les droits connexes du RSA

L’urgence de Leila  n’est plus de trouver du travail mais de bénéficier du RSA et d’avoir la possibilité d’obtenir, si  possible,  les droits connexes qui vont avec : la CMU, l’exonération de la taxe d’habitation et de la contribution à l’audiovisuel public, la réduction sociale téléphonique, des droits locaux (gratuité des transports, cantine, …) et l’allocation logement. Sans parler des possibilités pour se former plus faciles  pour  que les personnes  inscrites à Pôle emploi.
Les bénéficiaires du RSA seraient-ils mieux lotis que les demandeurs d’emplois ?
Certains  le pensent comme Leila. Pour elle, le rêve d’une vie meilleure n’est plus à l’ordre du jour. Les pauvres en sont venus à envier d’autres pauvres. Le monde marche sur la tête.

Ecoutez le témoignage de Leila

Minute : désinformation honteuse

Minute Poubelle © Roberto Neulimer

 Minute Poubelle © Roberto dessinateur de presse pour Global Magazine

Parmi les médias qui nous informent et forment notre façon de voir l’actualité, Minute a une place à part. En ce 19 novembre, journée mondiale des toilettes, c’est là qu’il faut jeter le magazine d’extrême droite. Sa dernière livraison particulièrement nauséabonde critiquant  honteusement la ministre de la justice méritait une analyse différente. Parole à ceux qui se lèvent tôt et prennent le métro.

La couverture de Minute sur Christiane TAUBIRA sent la France rance. Une preuve que dans l’ADN du magazine d’extrême droite, sont inscrits l’abjecte et la bêtise. La justice s’est emparée de l’affaire « Minute ». Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour injure publique à caractère raciale à l’encontre de la garde des sceaux.

Depuis sa sortie en kiosque mercredi 13 novembre, la classe politique s’est indignée dans l’ensemble des médias. Pour tâter le pouls de l’opinion publique sur le sujet, il fallait trouver l’objet du délire.

La traque dans les rayons

Pour débusquer Minute il fallut arpenter une quinzaine de points de vente et tout particulièrement les Relay, lieux où l’on peut trouver en rayons tout et n’importe quoi dans l’actualité de la presse. La piste était bonne, une vendeuse de l’enseigne gare  Saint Lazare qui en avait cinq précise.

J’ai eu tellement de demandes que si j’en avais eu cinquante, ils seraient partis comme des petits pains.

La traque s’est terminée le vendredi dans le Relay du métro Gallieni, terminus Est de la ligne 3 à Bagnolet (93). Le vendeur en avait deux. Coût du torchon 3,50 €.

Témoignages mordants

Place assise, Minute déployé avec la couverture bien en évidence, quelques personnes jettent un regard oblique sur le journal. Debout micro en main, commence le micro-métro. Au début de nombreuses personnes refusent de s’exprimer. Peu à peu les langues se délient. Les témoignages deviennent mordants. Nos concitoyens ont de la suite dans les idées concernant la liberté d’expression, la réalité du racisme ordinaire, la brutalité de la couverture de Minute. Ils réagissent sainement.

Méditons sur ce que disait Pierre DESPROGES du soit disant magazine

Au lieu de vous emmerder à lire tout Sartre, vous acheter un exemplaire de Minute. Pour moins de 10 balles, vous avez à la fois la Nausée et Les mains sales.

Retrouvez cet article sur le site de Global Magazine

 

La Caméra d’Or à Montreuil

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(Antony Chen au Cinéma Méliès de Montreuil © Jean-Claude Djian)

Le singapourien Antony Chen,  qui a reçu la Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, présentait le 3 septembre dernier, en avant première, son film Ilo Ilo au cinéma le Méliès à Montreuil. A 29 ans, il est le plus jeune cinéaste à recevoir cette haute distinction.

 

17-anthony-chen-et-agnes-varda-26406Agnes Varda, présidente du Jury de la Caméra d’or avec Antony Chen

La Caméra d’Or un sacré prix

Rappelons que la Caméra d’Or consacre chaque année le meilleur premier film issu de la Sélection officielle, de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs. Cette année, ils étaient 23 à concourir pour cette récompense qui a étéremise lors de la soirée de clôture le dimanche 26 mai. La Présidente du Jury de la Caméra d’Or était Agnès Varda. Antony Chen a remporté ce prix à l’unanimité

La formation passe par la pratique du court métrage

Antony Chen est rentré à 17 ans à l’école de cinéma de Singapour et a terminé ses études à la National Film and Television School, au Royaume-Uni (équivalent de La Femis à Paris) en 2010. C’est là qu’il rencontre Benoit Solé, un français qui va devenir son Chef opérateur. Pour le futur cinéaste, l’important est de mettre en pratique la technique acquise en cours.

C’est avec l’expérience que j’ai acquise en réalisant une dizaine de courts métrages que j’ai pu me lancer dans l’écriture et la réalisation d’Ilo Ilo.

Ilo Ilo se déroule à Singapour en 1997, en pleine crise économique et financière qui a touché la grande majorité des pays du Sud Est Asiatique. Dans la famille du Jeune Jiale, enfant turbulent les rapports familiaux sont tendus. La mère va décider d’engager une nounou philippine, Térésa, pour s’occuper de son fils.

Antony Chen filme de façon intimiste cette famille dont les moyens financiers se dégradent. Le père se retrouve au chômage et la mère passe sont temps, dans son entreprise, à taper des lettres de licenciement. Térésa va faire des extras dans un salon de coiffure. Même le jeune Jiale essaye de trouver une martingale pour gagner au Loto. Le besoin d’argent est partout.

Cette crise  incidieuse, qui s’insinue au jour le jour, Antony Chen l’évoque dans une interview qu’il m’a accordé.

Dans Ilo Ilo, on retrouve l’apprêtée délicate et à fleur de peau du cinéma social britannique d’un Ken Loach.

Mon conseil : Allez voir Ilo Ilo. Plongez dans la vie intime de la famille du jeune Jiale. Découvrez ce que pouvez être la crise à Singapour en 1997. Vous ne le regretterez pas, cela vaut son pesant de Caméra d’Or.

I have a dream

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Il y a 50 ans, le 28 août 1963, Martin Luther King prononçait son célèbre discours I have a dream à Washington. Il réclamait à l’époque la fin de la discrimination raciale et l’égalité des droits pour tous.

J’ai fait un rêve. Le chômage reculait

En France, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a continué sa hausse en juillet, après l’accalmie du mois de mai 2013, soit 6.300 nouveaux inscrits en métropole. Si  le chômage des jeunes est de nouveau en baisse avec -0,8% pour  les moins de 25 ans, en revanche, les seniors sont toujours plus nombreux inscrits à Pôle emploi (+0,6%). Mauvais rêve.

Le travail des seniors. An américain dream ?

Aux États-Unis, il y a un véritable respect du travail, quel que soit l’âge. Une loi de 1967 a beaucoup contribué à cette situation. C’est l’ADEA (the Age Discrimination in Employment Act), elle interdit la discrimination à l’embauche pour les personnes de 40 ans ou plus.

Pour le site Senioagir j’ai recueilli le témoignage de Bob Johns, 75 ans qui travaille à l’aéroport de Cincinnati (Ohio) et d’Adrienne King, 66 ans, réceptionniste d’un hôtel à Fort Myers (Floride).

J’ai fait un rêve. Les  préjugés sur les séniors disparaissaient

Pouvons-nous suivre l’exemple américain dans l’Hexagone ?

Est-t-il honteux de faire comme Bob Johns et Adrienne King ? Moi je ne le pense pas. Si l’on veut travailler après la retraite qui nous en empêche ? Des préjugés imbéciles, car bon nombre d’entreprises ont du mal à se départir de leur culture « anti-seniors » héritée du passé.

Rêver à des jours meilleurs, c’est un peu ce qui nous reste en temps de crise.

I have a dream.