I have a dream

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Il y a 50 ans, le 28 août 1963, Martin Luther King prononçait son célèbre discours I have a dream à Washington. Il réclamait à l’époque la fin de la discrimination raciale et l’égalité des droits pour tous.

J’ai fait un rêve. Le chômage reculait

En France, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a continué sa hausse en juillet, après l’accalmie du mois de mai 2013, soit 6.300 nouveaux inscrits en métropole. Si  le chômage des jeunes est de nouveau en baisse avec -0,8% pour  les moins de 25 ans, en revanche, les seniors sont toujours plus nombreux inscrits à Pôle emploi (+0,6%). Mauvais rêve.

Le travail des seniors. An américain dream ?

Aux États-Unis, il y a un véritable respect du travail, quel que soit l’âge. Une loi de 1967 a beaucoup contribué à cette situation. C’est l’ADEA (the Age Discrimination in Employment Act), elle interdit la discrimination à l’embauche pour les personnes de 40 ans ou plus.

Pour le site Senioagir j’ai recueilli le témoignage de Bob Johns, 75 ans qui travaille à l’aéroport de Cincinnati (Ohio) et d’Adrienne King, 66 ans, réceptionniste d’un hôtel à Fort Myers (Floride).

J’ai fait un rêve. Les  préjugés sur les séniors disparaissaient

Pouvons-nous suivre l’exemple américain dans l’Hexagone ?

Est-t-il honteux de faire comme Bob Johns et Adrienne King ? Moi je ne le pense pas. Si l’on veut travailler après la retraite qui nous en empêche ? Des préjugés imbéciles, car bon nombre d’entreprises ont du mal à se départir de leur culture « anti-seniors » héritée du passé.

Rêver à des jours meilleurs, c’est un peu ce qui nous reste en temps de crise.

I have a dream.

MALALA A L’ONU

Malala_Yousafzi
Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes

Elle a du cran  Malala Yousafzai.

Le jour de ses 16 ans, la jeune Pakistanaise a lancé, vendredi 12 juillet à l’ONU, un vibrant appel à l’éducation pour tous et à la tolérance. Le châle rose qui couvrait sa tête  aurait appartenu à Benazir Bhutto. Tout un symbole.

Rappelez-vous, il y a deux ans elle avait été victime d’un tir taliban dans la tête alors qu’elle était dans un bus scolaire. Le message était clair : les filles n’ont pas le droit à l’instruction.

Les talibans pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence mais ils ont échoué. Et du silence sont sorties des milliers de voix…Aujourd’hui n’est pas le jour de Malala, c’est le jour de toutes les femmes, de tous les garçons et de toutes les filles qui ont élevé la voix pour défendre leurs droits.

Malala a affirmé « ne pas même détester le taliban » qui lui a tiré dessus et a prôné des idéaux de compassion et de non violence, se réclamant de l’héritage de Gandhi, Nelson Mandela ou encore Martin Luther King.

Les extrémistes font un mauvais usage de l’islam (..) pour leur gain personnel. Alors que l’islam est une religion de paix et de fraternité.

Elle a appelé «les dirigeants mondiaux à changer de stratégie politique, pour promouvoir la paix et de la prospérité» et a invité «nos soeurs de par le monde à être courageuses et à trouver en elles-mêmes la force de réaliser tout leur potentiel».

Menons le combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme, nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes. L’éducation est l’unique solution, l’éducation d’abord.

A la fin de son discours, la jeune fille a été longuement applaudie par plusieurs centaines de jeunes, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et  l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation.